En lisant ce titre, j’imagine déjà mes fidèles lecteurs dire : « ah, ce n’est pas elle !
Effectivement, « une nana cool », ce n’est pas moi !
" Une nana cool" , c’est une enseigne, un concept !
Lorsque je me baladais à Singapour dans le centre commercial adjacent à notre hôtel, j’ai découvert une enseigne de lingerie très sympa dénommée « Une Nana Cool » (en français) avec une gamme de sous-vêtements charmants et des poèmes en français écrits sur les murs (ce qui est surprenant dans une ville où personne ne parle français !)
Enchantée, je me suis dis que j’allais faire travailler les Frenchies et me suis précipitée avec la ferme intention d’acheter plusieurs ensembles !
Et là, premier problème : la vendeuse avait un mal fou à trouver ma taille de soutien –gorge. Elle finit par me trouver 2 modèles sur toute la collection !
Et là, un doute m’assaille car je trouve toujours mon bonheur dans les magasins français..et je demande s’il s’agit bien d’une enseigne française…Et la vendeuse me répond : « mais non voyons, c’est une enseigne japonaise ! »
Pffft ! Soupir de dépit ! Les japonais sont tellement accros aux marques françaises qu’ils en sont à donner des noms français à leur lingerie ! Pas étonnant que je ne trouve pas ma taille, les japonaises dépassent rarement le bonnet B !
Bon je me rabats sur les 2 modèles proposés par la vendeuse et je demande à voir les petites culottes coordonnées..Et là elle me sort un modèle pour petite fille de 10 ans !
Je lui rétorque que je n’ai aucune chance d’y rentrer. Et elle me dit que c’est la plus grande taille du magasin !
Je réponds alors : « bon Ok, je vais en essayer un pour voir » !
Et là, cataclysme, la vendeuse commence à se décomposer en m’expliquant qu’il est IMPOSSIBLE d’essayer mais qu’elle va prendre mes mesures, etc.…..
Et là, je commence une crise ‘à la Aurore’, je me braque, je commence à monter les tours en terme d’agressivité et je lui déballe mon speech commercial en lui expliquant que si elle veut vendre, elle a intérêt à être souple car avec moi « no trying, no buying ! »
Je lui explique aussi que dans mon pays, on essaye les sous vêtements en gardant ses propres sous-vêtements.
Et la pauvre vendeuse était au sommet du désespoir, se tordait les mains et elle a fini par sous entendre que mon pays avait des pratiques douteuses !!
Au sommet de la colère, je finis par balancer les sous-vêtements sur l’étagère la plus proche en lui crachant un « no trying, no buying ! » et je suis sortie comme une furie du magasin !!
Moralité : «Une nana cool » = « une enseigne pas cool » (et en plus c’est taillé pour les anorexiques !!)
J’ai eu le fin mot de l’histoire en racontant cette désopilante anecdote à Angie, ma copine Singapourienne ! Elle a été horrifiée et m’a dit que pour les Singapouriens, essayer les sous-vêtements ou les boucles d’oreilles était une chose très sale et qu’elle avait toujours été choquée par les pratiques d’essayage en France.
Cette anecdote en dit long sur le coté aseptisé de Singapour !!
A part ca, c’était une expérience super marrante et j’en rigole encore !
PS : Pour ceux que spirale dynamique intéresse, je vous recommande vivement cet article qui propose une analyse de Singapour à la lueur de ce modèle !